Avril 12, 2012
Conscience de sa valeur
|
Hier, j'ai été voir l'excellent 'biopic' de Claude François, Cloclo.
Mon propos n'est pas de mettre ici en avant la performance époustouflante de notre Jérémie Renier national, mais de relever une phrase du film, qui m'a renvoyée à mes propres démons, et à ceux de beaucoup de mes contacts.
La phrase se situe à un moment où Cloclo est déjà une grande vedette. Frank Sinatra a repris 'Comme d'habitude' pour en faire 'My Way', consécration suprême pour Claude qui est un fan absolu de Frank. On peut croire à ce moment du film que Claude a conscience de sa valeur, qu'il a atteint ses rêves ... Détrompez-vous !
Il se retrouve fortuitement dans le même hall d'hôtel que Frank. Et vous savez quoi ? Il n'ose pas l'aborder !!!! Il le regarde juste s'éloigner, restant pétrifié. Plus tard (et ma fameuse phrase arrive), il dit à un de ses proches, qui s'étonne de son manque d'initiative 'Tu ne te rends pas compte ... C'est Frank Sinatra... Qui suis-je moi pour oser l'aborder ? '....
En tant que coach, je dirais qu'il s'agit là d'une magnifique 'croyance limitante'. Je vaux moins que mon idole.
Qui peut me dire qu'il n'a jamais cette réaction ? Par rapport à un proche, un boss, un professeur, ...
Ne me comprenez pas mal ! Je ne dis pas qu'il faut arrêter d'admirer, d'avoir des idoles, des mentors, des modèles à suivre. Au contraire, je suis persuadée qu'avoir son modèle à suivre est un élément qui nous permet de progresser. Ca nous donne un objectif.
Ce qui m'attriste, c'est quand, parce-que nous avons un modèle, nous ne sommes pas capables de prendre conscience de notre propre valeur. C'est là le problème !!!!
Oui, je trouverai toujours quelqu'un de plus intelligent, plus beau, plus compétent que moi. Et tant mieux. Et en même temps, je peux reconnaître mes propres talents. C'est comme ça que je construirai ma confiance en moi !
|
Avril 10, 2012
A mes enfants ...
|
Hier, je regardais la finale de Top Chef. Je ne l'ai pas suivi de manière très assidue, mais j'aime assez le concept.
J'avais déjà été frappée par la motivation de Norbert, qui, lors d'un reportage voici quelques semaines, avait mentionné que gagner Top Chef était pour lui l'occasion de prouver à tous, et notamment à ses parents, qu'il était 'quelqu'un'.
Hier, Jean m'a surprise en amenant une motivation identique. Il a dit quelque chose du genre 'Pour ma mère, même si j'avais été quatorzième, elle aurait été fière de moi. Par contre, pour mon père, ce ne sera bien que si je gagne'.
Ce n'est pas la première fois que j'entends pareilles expressions. Comme si nous, parents, devions absolument demander à nos enfants de nous prouver ce qu'ils valent...
Certes, notre rôle en tant que parent est d'aider nos enfants à arriver le plus loin possible. La question que je me pose est si ce 'le plus loin possible' est bien toujours celui de nos enfants. Comme la chanson de Brel 'et qui sera pharmacien parce que papa ne l'était pas ...'.
Quand je dis à mon fils que ses résultats en math, bien que brillants pour la plupart, sont insuffisants, est-ce que je me réfère à son besoin à lui ou est-ce que j'essaie d'apaiser ma propre peur de l'échec ? Est-ce que je lui laisse la place pour devenir l'homme qu'il veut être, et non celui que son père et moi avons rêvé qu'il soit ?
Quelle liberté leur donnons-nous réellement ? Quelle part de NOS besoins essayons-nous de compenser au travers d'eux ? Et surtout quel sera le prix à payer pour eux ???? Comment trouver le juste équilibre entre ce qui est bon selon nos normes et ce qui est bon par rapport à leur propre vie ?
Une réponse peut être de se regarder vraiment, honnêtement, dans un miroir, et de se demander à quel besoin répond notre comportement. Est-ce ma peur que je cherche à apaiser ? Dans ce cas, mieux vaut renoncer. Ou tempérer. Ou changer d'option.
Une autre voie, de s'intéresser réellement à eux, et à leur univers. Oui, leur mode de vie est très éloigné de ce que nous avons connu. De la même façon que leur monde est bien éloigné de celui qui était le nôtre. Ni plus mauvais, ni meilleur, juste différent. Le comprendre, l'intégrer, c'est déjà faire un pas vers la compréhension de l'autre, vers son acceptation tel qu'il est, en-dehors de tout jugement.
Pour permettre à chacun de se dépasser par sa propre volonté, et non pour se sentir enfin accepté par ceux qu'il aime.
|
Février 28, 2012
Subir ou choisir ?
|
| Mieux vaut allumer une bougie que de maudire les ténèbres - Lao Tseu
Chaque jour, des évènements se passent dans ma vie et celle des miens. Plutôt positifs ou plutôt négatifs, c'est selon.
Et si je n'ai pas toujours le choix de ce qui m'arrive, j'ai toujours le choix de la façon dont j'aborde les évènements.
Le choix crucial est : subir ou agir ?
C'est finalement ce que nous dit Lao Tseu : vous pouvez maudire les ténèbres, c'est-à-dire vous plaindre d'une situation. Et c'est un fait, on a parfois besoin de compréhension, de sollicitude, de présence, de compassion. C'est normal, humain, positif même. Le danger c'est de rester chroniquement dans cette attitude de plainte.
Qui d'entre nous ne connaît pas un de ces tristes sires qui passent leurs journées à se plaindre de tout : le temps (il fait toujours trop gris, trop chaud, ou trop humide), la politique, leurs enfants, leurs voisins, eux-mêmes souvent. Avez-vous envie de passer du temps avec eux ? Moi pas !
Personnellement, je trouve toujours dommage et dommageable de gaspiller autant son énergie ... sans rien en faire.
Quand je vis une situation qui m'affecte, je me demande toujours sur quoi je peux agir.
Ce sur quoi je peux toujours agir c'est ma perception de cette situation. Il pleut ? J'en profite pour passer la journée au coin du feu, ou aller visiter cette expo qui m'intéresse. Il fait très chaud ? J'adapte mon rythme, je vis à l'ombre. Et puis je me dis que j'ai bien de la chance de vivre dans un pays où il y a des saisons, où nous pouvons voir des paysages si changeants.
Et puis il y a toutes les situations sur lesquelles je peux agir concrètement.
Je me sens triste ou démotivée ? Je repense à toutes mes qualités, ou bien je vais chercher un câlin chez ceux qui m'aiment.
J'ai loupé ce contrat ? Il y a sûrement quelque chose à apprendre pour faire mieux la prochaine fois !
Je n'ai pas trop les moyens en ce moment ? Je vais aller louer des livres à la bibliothèque au lieu de les acheter ...
L'être humain a bien plus de ressources en lui que ce qu'il ne pense, c'est une de mes convictions profondes.
Nous devons ‘juste' en prendre conscience, nous poser des questions, et oser les solutions.
Alors nous aurons allumé une bougie !
|
Février 13, 2012
Emotions et business font-ils mauvais ménage ?
|
Dans certaines formations que je donne, j'ai régulièrement des réactions d'effroi quand j'explique qu'il faut exprimer son émotion à ses collègues ...
- Comment ? Exprimer nos émotions ? Quelle horreur ! Madame, c'est le travail ici, il n'y a pas de place pour les émotions ...
Et moi, bien sûr, je souris. Je souris car je sais à quel point cette réaction est fausse.
Evidemment, quand vous avez accepté votre job, vous n'aviez aucune émotion : aucune joie de travailler pour cette boite, aucune envie de rejoindre cette équipe si talentueuse. Vous n'êtes jamais en colère sur un de vos collègues ni joyeux d'une bonne nouvelle ... Quand votre entreprise annonce de bons résultats, vous n'êtes pas contents, ni triste de voir partir un collègue...
Croyez-vous vraiment que John Kennedy a réussi à motiver ses scientifiques à envoyer un homme sur la lune sans exprimer la moindre émotion ? Trouvez-vous qu'il n'y avait aucune émotion dans l'appel du 18 juin du Général De Gaulle ?
Pourquoi dès lors devrait-on s'en priver dans notre vie professionnelle ???
Là où je suis d'accord, c'est que certaines expressions des émotions sont inadéquates en milieu professionnel. Imaginez un directeur qui se mettrait à pleurer en plein conseil d'administration ou une téléphoniste qui hurlerait sur un client. N'empêche : je peux très bien être en colère contre quelqu'un et ne pas lui hurler dessus, je peux être joyeuse sans danser sur les tables, et je peux être triste sans pleurer.
Sans oublier que les émotions sont le levier de progrès et de changement le plus puissant qui soit. Pensons à la puissance créatricequi s'est fait jour lorsque la Nasa avait peur de perdre les astronotautes de Apollo XIII. N'avez-vous jamais senti vos forces décuplées sous le coup d'une émotion forte ?
Alors, messieurs et mesdames les chefs d'entreprise, les directeurs, les managers, les entrepreneurs, osez les émotions, et menez votre entreprise plus loin !
|
Février 6, 2012
Echecs ...
|
Je discutais récemment avec une ado, qui m'expliquait qu'elle avait renoncé à la danse car elle devait changer d'école. Et que pour entrer dans cette nouvelle école, il fallait passer un examen d'entrée, examen qu'elle avait peur de rater.
Il faut savoir que la danse était toute sa vie depuis plusieurs années déjà. Cette capacité à renoncer à sa passion pour ne pas affronter l'échec m'a interpellée. Effectivement, elle ne va pas rater son examen, car elle ne va pas le présenter. Elle ne saura donc jamais si elle aurait pu le réussir ou non. Non seulement elle va rester toute sa vie avec ce doute, mais elle risque aussi de ne pas progresser.
Je prétends en effet que l'échec est un vecteur de progrès énorme. Si nous ne nous donnons pas le droit d'échouer, comment oser progresser ? Comment nous dépasser ?
Lorsque j'étais manager, je me plaisais à répéter souvent à mes collaborateurs qu'ils pouvaient commettre une erreur, pour autant qu'ils en aient appris quelque chose. Dans ce cas, l'erreur était bénéfique.
Mais la réalité est qu'on considère chaque échec comme ... un échec. On ne le voit jamais comme une opportunité. On ne se regarde pas dans la glace en disant : comment est-ce que ça aurait pu mieux tourner ? est-ce que j'étais prêt ? Est-ce que j'y ai vraiment cru ? Ai-je vraiment mis toutes les chances de mon côté pour réussir ? Et comment faire mieux la prochaine fois ?
Alors, s'il vous plait, soyez indulgents avec vous-même et avec les autres, autorisez-vous à prendre le risque d'échouer. Car il contient en lui-même le risque de réussir !
|
Novembre 22, 2011
Ostracisme ...
|
« Ostracisme ? Ostracisme ? Oh, je n'aime pas de garçon !!! (...)
Vous parlez à Père d'ostracisme. Il ne sait pas ce que ça veut dire, alors il pense que c'est vous qui êtes un imbécile. »
Quelle finaude cette Mle Beulemans. Et comme elle souligne tellement bien une situation que nous ne rencontrons que trop souvent.
Persuadés que l'autre a le même langage que nous, les mêmes valeurs, qu'il comprend forcément notre expérience et notre point de vue, nous communiquons de manière unilatérale, de la façon dont NOUS comprenons.
Sans tomber dans les excès d'orgueil de M. Beulemans, qui d'entre nous ose demander des précisions quand il reçoit un message qu'il ne comprend pas, ou dont il n'est pas sûr d'avoir saisi le sens ?
N'avez-vous jamais vécu cette expérience où la situation dégénère, simplement parce-qu'on n'a pas vérifié qu'on s'était compris ?
Mais, me direz-vous, que faire ? La réponse est à la fois simple et très difficile.
La première chose à faire est difficile : prendre conscience de cet état de fait. La seconde est beaucoup plus simple : poser des questions, reformuler, repréciser. Et n'entamer une discussion que quand on est sûr que les deux parties se sont bien comprises. Là, vous aurez des discussions vraiment constructives !
|
Octobre 7, 2011
La vie en couleurs
|
Vous connaissez l'adage, rien n'est noir ou blanc, tout est gris. (Personnellement, même si je partage le point de vue que rien n'est jamais noir ou blanc, je préfère voir la vie en couleurs ;-)) Mais revenons sur tort ou raison, vrai ou faux si vous le voulez bien ... )
Ma réalité n'est pas celle de l'autre. Simplement parce que je ne suis pas l'autre. Je n'ai pas son caractère, je n'ai pas vécu de l'intérieur son histoire, je n'ai pas les mêmes besoins ni les mêmes compétences.
Dès lors, pourquoi devrais-je vivre les mêmes choses de la même manière ? Pourquoi l'autre devrait-il vivre les mêmes émotions que moi dans une même situation ?
Prenons un exemple simple et concret. On dit que les jeunes enfants n'aiment pas le goût amer. Et c'est en effet souvent le cas. Pourtant ma nièce qui a deux ans n'a aucun souci avec ce goût. Tout simplement parce qu'elle doit prendre chaque jour un médicament extrêmement amer, et ce depuis son plus jeune âge.
Tout est question de contexte et d'histoire personnelle, de goût et de compétences.
Or, nous sommes souvent tentés de croire que notre réalité est LA réalité. Et j'ai souvent pu constater que cette attitude donne lieu à beaucoup de mé-communications, voire de conflits.
Alors, pour vivre plus sereinement, prenons le temps de ‘mettre les chaussettes' de l'autre, de tenter de percevoir SA réalité. Nous en ressortirons avec une vie bien plus colorée...
|
Septembre 8, 2011
Je suis débordé(e)
|
Le temps est la ‘matière' la plus visqueuse qui soit.
Avez-vous déjà remarqué que, si vous avez planifié une réunion de une heure, même en ayant terminé le sujet après 42 minutes, les participants vont s'arranger pour terminer à l'heure prévue ? Comme si la possibilité d'un vide dans nos agendas nous faisait peur ...
Or, que de choses vous pouvez faire dans ce quart d'heure ... Aller boire un café avec un collègue qui a besoin d'une pause, lire les mails arrivés entre-temps, téléphoner au vétérinaire ... Ou simplement ne rien faire, prendre un peu de temps pour vous recentrer ou pour réfléchir.
Nous ne sommes pas débordés, nous nous laissons déborder. Et ne vous imaginez pas que vous êtes organisé si vous avez une liste 'to do' ... On y retrouve probablement un assemblage de tâches sans aucune cohérence de temps, d'espace ni de priorité, qui ne fait qu'embrouiller votre cerveau, et sur laquelle vous revenez inlassablement comme un leitmotiv, en finissant par faire quelque chose qui ne s'y trouve pas ...
Gérer efficacement son temps, c'est tout à fait possible. Cela prend un peu de temps, cela demande rigueur et discipline, mais le gain en matière de stress, d'énergie et d'efficacité est énorme.
Pensez-y la prochaine fois que vous aurez terminé une tâche plus tôt que prévu !
|
Septembre 1, 2011
Hasards ...
|
Le dossier de l'été de 'Philosophie' est consacré au hasard. J'ai relevé un article du philosophe François Roustang qui me fait réagir.
Non sur le fond, mais sur les exemples pris. L'article est illustré de personnes ayant réagi à un évènement fort de leur existence : gain énorme au Lotto ou accident ayant entraîné un handicap moteur important, la suite de leur existence a été modelée selon les décisions prises après cet évènement.
Si je suis tout à fait d'accord que notre capacité à réagir aux évènements façonne notre vie, je trouve que limiter cela à des évènements aussi lourds est très réducteur. Nous progressons aussi selon notre capacité à réagir aux petits faits de l'existence. Tout dans notre vie peut être une opportunité, depuis une promotion professionnelle jusqu'aux rencontres que nous faisons. Qui n'a jamais rencontré 'par hasard' une personne qui finalement a influencé sa vie ?
Certes, le hasard existe. Mais ce qui n'est pas du hasard, c'est les choix que nous posons face à ces évènements : notre capacité à créer d'autres possibles, à chercher des solutions créatives et parfois à prendre des risques.
|
Août 26, 2011
Paroles, paroles, paroles ...
|
Que votre parole soit impeccable ... (1er accord toltèque)
Les mots sont des fenêtre (ou des murs) ... (Marshall B. Rosenberg)
Les mots peuvent assassiner tout autant que les armes (Monique de Gramont dans ‘La clé de Fa')
Ah, les mots... Ils remplissent nos vies. Ils servent à faire passer des messages d'un être humain à l'autre. Nous ne pouvons vivre sans mots.
Il y a des mots doux, des mots tendres, des mots qui guérissent, des mots qui consolent. Il y a les mots durs, les mots qui blessent, les mots qui emprisonnent, les mots qui brisent. Et puis il y a les mots qu'on n'a pas dits, les mots perdus, les mots retenus.
Enfin, il y a les mots menteurs, les mots tricheurs, qui s'habillent de douceur pour mieux distiller leur poison.
Quels sont ceux que vous émettez quotidiennement ? Et ceux que vous recevez ? Avez-vous toujours conscience de l'impact de vos mots sur autrui ? Et quand vous recevez des mots blessants, exprimez-vous votre sentiment ?
Mes mots n'aident pas toujours. Se cachent parfois, mettant des parasites dans ma communication. Et je n'en suis ni fière ni heureuse. Je perds mon authenticité et mon énergie.
Que votre parole soit impeccable ... Ne dire que ce qui est notre réalité, taire le reste, parler avec les gens, et non des gens.
Voilà un programme bien ambitieux et difficile. C'est un travail de chaque seconde.
Et pourtant, tout le monde (à commencer par nous-mêmes) a à y gagner.
|
Août 19, 2011
La foi déplace des montagnes
|
| Ne croyez pas que je verse dans le fanatisme, mais j'aime beaucoup cette phrase.
Le mot 'foi' y représente non le fait de croire en une force supérieure (ça regarde chacun), mais plutôt le fait de croire en soi, en ses propres capacités. Et vous aurez compris que cette foi est un de mes moteurs.
N'avez-vous jamais remarqué des personnes autour de vous qui, sans sembler avoir de capacités particulières, réussissaient la plupart des choses qu'elles entreprenaient ? Et dans le même temps, d'autres qui n'osaient pas ? Croire en soi, croire qu'on peut réaliser des choses, mais accepter aussi qu'on peut ne pas réussir, est une grande force. Et c'est souvent le moyen d'arriver à atteindre ses objectifs.
Faites le test. Fixez-vous un petit défi, et persuadez-vous avant de commencer que vous allez y arriver. Puis foncez.
|
|
Archives |